Signature d'une convention de partenariat entre la Faculté d'Agronomie de l'UAM et l'Association des Ingénieurs Agronomes du Niger
La Faculté d'Agronomie de l'Université Abdou Moumouni (UAM) et l'Association des Ingénieurs Agronomes du Niger ont procédé, le 09 septembre 2026, à la formalisation d'une convention de partenariat visant à consolider les liens entre l'institution universitaire et les professionnels du secteur agronomique. Cet accord institutionnel a été présenté par les deux parties comme une avancée significative pour le développement de la formation agronomique au Niger.
Objet et portée de la convention
Sollicité sur l'objet de la rencontre tenue au sein de la faculté, le Doyen de la Faculté d'Agronomie de l'UAM, le Professeur BALLA Abdourahamane, a indiqué qu'elle avait pour finalité de réunir « la Faculté d'Agronomie et l'association des ingénieurs agronomes du Niger en vue de formaliser une convention entre les deux institutions ». Il a précisé que cet accord devait permettre « de changer les différentes activités » de la faculté, notamment par la mobilisation des anciens, « aujourd'hui presque tous à la retraite », en appui à l'encadrement des étudiants et à la définition de thématiques de stage.
Le doyen a, ensuite, souligné son caractère étendu en affirmant que : « cette convention elle est globale, et contient beaucoup de structures, d'activités qui vont permettre aux deux institutions de travailler ensemble ».
Une réponse à des besoins identifiés par la faculté
Le doyen a par ailleurs rappelé les contraintes auxquelles la faculté est confrontée chaque année, notamment la difficulté à mobiliser des thématiques de stage. « Chaque fin d'année on a des soucis pour avoir les thématiques de stages par exemple pour l'ensemble de nos étudiants mémorisant ». La convention doit permettre d'y remédier, l'établissement pouvant désormais s'appuyer sur « un pool de professionnels qui peuvent venir directement appuyer les activités au sein de la faculté d'agronomie ». Il a qualifié cet accord d'« aubaine pour la faculté ».
La position de l'Association des ingénieurs agronomes du Niger
Pour sa part, le président de l'Association des Ingénieurs Agronomes du Niger, Ibrahim Tchémogo, a situé la signature de cette convention dans le prolongement des missions statutaires de son organisation, rappelant que celle-ci a notamment pour vocation « d'assurer la promotion de tout ce qui est sciences agronomiques » ainsi qu'un accompagnement à la formation en matière de ressources humaines. Il a souligné à cet égard qu'« aucun développement ne peut être envisageable ni envisagé sans qu'il y ait des ressources humaines compétentes, qualifiées et prêtes ».
Il a indiqué que cette démarche faisait suite à plusieurs concertations entre les deux institutions, à l'issue desquelles il a été décidé de « mettre en commun les forces, les énergies et le savoir » de l'association, au service de trois axes prioritaires : la formation académique, l'encadrement des étudiants et la proposition de thèmes de recherche.
Interrogé sur la qualification de cet accord en tant que partenariat « gagnant-gagnant », le président de l'association a répondu : « C'est tout à fait vrai, gagnant-gagnant, la faculté gagne, l'association gagne, mais celui qui gagne le plus, c'est le Niger. » Il a précisé que cette collaboration devait se traduire par l'élaboration de « nouveaux curriculaires » et par un appui garantissant l'effectivité de la formation, de manière à ce que les étudiants achèvent leur cursus « opérationnels ».
Un bénéfice national réaffirmé par les deux partenaires
Les deux responsables convergent sur un point : au-delà des intérêts propres à chaque institution, c'est l'ensemble du pays qui est appelé à bénéficier de cette coopération. Le président de l'association a résumé cette position en ces termes : « au-delà de la faculté et de l'association, c'est tout le pays qui est gagnant ».
Cette convention consacre ainsi un cadre formel de collaboration entre le monde universitaire et les praticiens du secteur agronomique, dans la perspective d'une meilleure préparation de la relève des ingénieurs agronomes nigériens.
Faride Boureima